Chaque mois, un cinéaste renommé s’entretient avec le critique Pascal Mérigeau et évoque, images à l’appui, son parcours, ses aspirations artistiques, sa vision du monde.
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Ce mardi soir de mai au Forum des images, veille d’ouverture du Festival de Cannes, c’est un athlète complet qui apparaîtra. Par là il faut entendre qu’avec Denis Podalydès la conversation tournera autant sur la littérature et le théâtre que sur le cinéma, sur les mystères du comédien aussi bien que sur l’art de la mise en scène, et que s’il reste un peu de temps, il se pourrait encore qu’il soit question également de tauromachie, de politique.
Critique au Nouvel Observateur, Pascal Mérigeau a publié plusieurs ouvrages sur le cinéma dont “Pialat” (Éd. Ramsay, 2007), “Cinéma : autopsie d’un meurtre” (Éd. Flammarion, 2007) et “Depardieu” (Éd. Flammarion, 2008).
Master class du 18 mai 2012 au Forum des images
Le nom de Bertrand Blier est de ceux qui font se bousculer les souvenirs de cinéma, associations improbables (le chômeur, le commissaire et le tueur de femmes de Buffet froid) et répliques au rasoir, situations incongrues et moments musicaux. À cela il existe plus d’une raison, et toutes sont excellentes, mais il en est une qui peut-être prime sur les autres : ancrés profondément dans une tradition française, les films de Bertrand Blier sont d’un même élan, d’une actualité et d’une modernité aveuglantes. De tout cela, il sera question au Forum des images le 26 avril, et si l’on ne peut qu’ignorer le tour que prendra ce soir-là la conversation, il est possible déjà de promettre qu’elle ne sera pas triste. Pascal Mérigeau
Master class du 26 avril 2012
Avocat de formation, Terence Winter est devenu scénariste en travaillant sur plusieurs séries télévisées avant de rejoindre l’équipe de David Chase sur Les Soprano. Il en écrit 25 épisodes et devient producteur exécutif sur les deux dernières saisons. En 2010, HBO lui donne la possibilité de créer sa propre série Boardwalk Empire, récompensée par de nombreux prix dont les Golden Globes 2010 de la meilleure série et du meilleur acteur (Steve Buscemi).
Master class du 17 avril 2012 dans le cadre du festival "Séries Mania"
Avocat de formation, Terence Winter est devenu scénariste en travaillant sur plusieurs séries télévisées avant de rejoindre l’équipe de David Chase sur Les Soprano. Il en écrit 25 épisodes et devient producteur exécutif sur les deux dernières saisons. En 2010, HBO lui donne la possibilité de créer sa propre série Boardwalk Empire, récompensée par de nombreux prix dont les Golden Globes 2010 de la meilleure série et du meilleur acteur (Steve Buscemi).
Master class du 17 avril 2012 dans le cadre du festival "Séries Mania"
Après des débuts au cinéma, en 1981, dans Allons z’enfants d’Yves Boisset, Lucas Belvaux tourne avec Chabrol, Rivette, Assayas, Akerman, Wargnier ou encore Guédiguian. Au début des années 90, il passe derrière, la caméra. À ce jour, il a réalisé huit films dont le tout dernier, 38 témoins, sort en salles le 14 mars. À l’occasion d’une Master class, il revient sur son parcours.
Cette master class a eu lieu le 15 mars 2012
Hanif Kureishi répond aux questions de Michel Ciment et dialogue avec le public. Une occasion rare d’évoquer avec l’écrivain et scénariste son parcours, ses influences et les thèmes qui jalonnent son oeuvre.
Cette rencontre a eu lieu le 22 février 2012
Jean-Jacques Annaud change sans cesse de cap, d’univers, de genre : du pamphlet politique (La Victoire en chantant) à l’aventure préhistorique (La Guerre du feu), du polar médiéval (Le Nom de la rose) à la fresque écologique (L’Ours), de la quête spirituelle (Sept ans au Tibet) à la fresque épique (Or noir)…
Cette Master class a eu lieu le 29 février 2012
Sandrine Bonnaire est devenue une grande actrice dès le moment où la caméra de Maurice Pialat s’est posée sur elle pour À nos amours. Et a remporté à 16 ans le César du meilleur espoir féminin. Depuis, elle n’a cessé de devenir indispensable au cinéma français. À l’occasion d’une Master class, elle revient sur ses choix et désirs d’actrice et de réalisatrice.
Cette Master class a eu lieu le 15 janvier 2012.
Une rencontre exceptionnelle avec le cinéaste britannique Mike Leigh qui accepte de soulever un coin du voile de mystère dont il recouvre ses projets, ses tournages, ses manières de faire.
Cette Master class a eu lieu le 11 décembre 2011
Comédien, écrivain, cinéaste, metteur en scène, Michel Blanc a la volonté de ne pas se trouver là où il se sait attendu. De La Meilleure Façon de marcher (1975) à L’Exercice de l’État (2011) comme acteur, de Marche à l’ombre (1984) à Mauvaise passe (1999) comme réalisateur. Il vient s’en expliquer au Forum des images à l’occasion d’une Master class exceptionnelle.
Cette Master class a eu lieu le 23 novembre 2011
Depuis plus de trente ans, Robert Guédiguian travaille avec les mêmes comédiens et souvent les mêmes techniciens. Autour d’eux, avec une audace qui n’a cessé de grandir, il a construit une oeuvre riche à ce jour de dix-sept films, de Dernier été (1980) aux Neiges du Kilimandjaro (2011).
Cette Master class a eu lieu le 27 octobre 2011
Rencontre avec Peter Lord, en présence de David Alex Riddett, directeur de la photographie, animée par Laurent Valière, journaliste spécialisé dans le cinéma d’animation
Cofondateur du studio Aardman, réalisateur de nombreux courts métrages d’animation et coauteur, avec Nick Park, de "Wallace et Gromit" et "Chicken Run", Peter Lord présente le travail en cours sur son dernier long métrage "The Pirates!", actuellement en développement.
Le 1er octobre au Forum des images, Paris.
À l’occasion de la ressortie en salles de Portrait d’une enfant déchue, une rencontre exceptionnelle avec un cinéaste indépendant, réalisateur entre autres de Panique à Needle Park, L’Épouvantail et, plus récemment, de The Day the Ponies Come Back, avec Guillaume Canet.
Cette Master class a eu lieu le 29 septembre 2011 au Forum des images
Vincent Lindon, acteur aux milles facettes et cinéphile compulsif, revient sur près de 30 ans de carrière.
Cette Master class a eu lieu le 9 juin
"Toute ressemblance avec des événements réels, des personnes mortes ou vivantes n'est pas le fait du hasard. Elle est VOLONTAIRE". En ouvrant son film Z en 1969 avec cette phrase, Costa-Gavras donne le ton de ce que sera son cinéma, une arme qui dénonce. S'attaquant à la dictature des colonels en Grèce (Z), au stalinisme (L'Aveu), ou au coup d'état du général Pinochet (Porté disparu), il a su garder sa liberté de parole en toute circonstance, que ce soit à Paris ou à Hollywood.
Aujourd'hui président de la Cinémathèque française, Costa-Gavras revient sur plus de 50 ans de carrière pour le plus grand plaisir des spectateurs du Forum des images.
Cette Master class a eu lieu le 3 mai 2011 au Forum des images
Scénariste et producteur exécutif de la série X-Files entre 1993 et 2002, Vince Gilligan est également co-scénariste du film Hancock avec Will Smith et depuis 2008 le créateur de Breaking Bad dont les trois premières saisons, ont remporté un succès critique exceptionnel et trois Emmy Awards consécutifs pour son acteur principal Bryan Cranston. Vince Gilligan revient sur sa carrière et sur les coulisses de fabrication de cette série unique par son alliage de noirceur et d’humour et sa réalisation hautement cinématographique.
Cette rencontre a eu lieu le samedi 16 avril 2011, au Forum des images, dans le cadre du festival Séries Mania - saison 2.
Scénariste et producteur exécutif de la série X-Files entre 1993 et 2002, Vince Gilligan est également co-scénariste du film Hancock avec Will Smith et depuis 2008 le créateur de Breaking Bad dont les trois premières saisons, ont remporté un succès critique exceptionnel et trois Emmy Awards consécutifs pour son acteur principal Bryan Cranston. Vince Gilligan revient sur sa carrière et sur les coulisses de fabrication de cette série unique par son alliage de noirceur et d’humour et sa réalisation hautement cinématographique.
Cette rencontre a eu lieu le samedi 16 avril 2011, au Forum des images, dans le cadre du festival Séries Mania - saison 2.
Scénariste, réalisateur et producteur britannique, Peter Kosminsky fait ses débuts comme documentariste. Parallèlement à deux films réalisés pour le cinéma, il se fait remarquer pour ses téléfilms multiprimés, en lien avec l’actualité géopolitique la plus brûlante : Warriors sur la guerre en Bosnie, Les Années Tony Blair sur le parti travailliste, L’Affaire David Kelly sur l’engagement britannique en Irak, Les Graines de la colère sur le terrorisme en Grande-Bretagne et The Promise (Le Serment) sur la création de l’État d’Israël.
Cette rencontre a eu lieu le mardi 12 avril 2011, au Forum des images, dans le cadre du festival Séries Mania - saison 2.
Scénariste, réalisateur et producteur britannique, Peter Kosminsky fait ses débuts comme documentariste. Parallèlement à deux films réalisés pour le cinéma, il se fait remarquer pour ses téléfilms multiprimés, en lien avec l’actualité géopolitique la plus brûlante : Warriors sur la guerre en Bosnie, Les Années Tony Blair sur le parti travailliste, L’Affaire David Kelly sur l’engagement britannique en Irak, Les Graines de la colère sur le terrorisme en Grande-Bretagne et The Promise (Le Serment) sur la création de l’État d’Israël.
Cette rencontre a eu lieu le mardi 12 avril 2011, au Forum des images, dans le cadre du festival Séries Mania - saison 2.
Réalisatrice, productrice, scénariste, actrice, monteuse, photographe, plasticienne, Agnès Varda a déployé, en presque 60 ans de carrière, une œuvre à part dans le cinéma français. Du court au long métrage, du documentaire à la fiction, elle sait se faire tour à tour témoin de son époque ou formidable conteuse. Elle revient sur son parcours à l’occasion d’une Master class, le 6 avril 2011
Depuis 1967, Frederick Wiseman a tourné environ un film par an. De Titicut Follies sur un asile de criminels psychopathes à Boxing Gym (2010) sur un club de boxe américain, il a filmé les institutions américaines (écoles, tribunaux, hôpitaux…) et des institutions culturelles françaises. En 2002, il a réalisé son premier long métrage de fiction La Dernière Lettre, celle d’une mère juive à sa fille à l’entrée des nazis en Ukraine.
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Cette Master class a eu lieu le 8 mars 2011 au Forum des images
Né en 1965, Matthew Weiner grandit à Los Angeles où il suit des études en histoire, philosophie et littérature avant d’intégrer l’école de cinéma et télévision de l’USC (University of Southern California). Dès 2000, il écrit un premier jet du scénario du pilote de Mad Men, qui convainc David Chase de l’embaucher comme scénariste et coproducteur sur les 5e et 6e saisons de sa série mythique Les Sopranos. C’est AMC (American Movie Classics) qui décide de produire Mad Men. La série reçoit un succès critique considérable et remporte au cours de ses saisons successives quatre Golden Globes et treize Emmy Awards, dont celui de la meilleure série dramatique trois années consécutives de 2008 à 2010.
Cette rencontre a eu lieu le 9 février 2011 au Forum des images
Né en 1965, Matthew Weiner grandit à Los Angeles où il suit des études en histoire, philosophie et littérature avant d’intégrer l’école de cinéma et télévision de l’USC (University of Southern California). Dès 2000, il écrit un premier jet du scénario du pilote de Mad Men, qui convainc David Chase de l’embaucher comme scénariste et coproducteur sur les 5e et 6e saisons de sa série mythique Les Sopranos. C’est AMC (American Movie Classics) qui décide de produire Mad Men. La série reçoit un succès critique considérable et remporte au cours de ses saisons successives quatre Golden Globes et treize Emmy Awards, dont celui de la meilleure série dramatique trois années consécutives de 2008 à 2010.
Cette rencontre a eu lieu le 9 février 2011 au Forum des images
L’homme qui aime les actrices. Définition possible, parmi plusieurs autres, d’un cinéaste que son parcours situe dans la continuité de la Nouvelle Vague.
Cette Master class a eu lieu le 16 janvier 2011 au Forum des images
Avec plus de 150 films à son actif, l’acteur britannique Michael Caine s’est imposé comme un des plus grands de son temps. De Alfie (1966) à Batman (2012) en passant par Le Limier (1972) ou Hannah et ses soeurs (1986), il tourne avec Joseph L. Mankiewicz, John Huston, Woody Allen, aux côtés de Laurence Olivier ou Sean Connery. À l’occasion d’une Master class, il revient sur ses 50 ans de cinéma...
Cette Master class a eu lieu le 5 janvier 2011 au Forum des images
Nul autre cinéaste que lui n’a autant parcouru le monde, et exploré un si grand nombre de territoires. Créateur des Films du Losange et producteur d’Éric Rohmer, le metteur en scène Barbet Schroeder est aussi acteur. Né en 1941 à Téhéran, il est d’ascendance allemande et de culture française, il se présente comme un cinéaste américain et se dit Colombien de coeur. Il a entre autres réalisé La Vallée (1972), Général Idi Amin Dada (1974), Maîtresse (1975), Barfly (1987), L’Avocat de la terreur (2007), Inju (2008)...
Cette Master class a eu lieu le 18 novembre 2010 au Forum des images
La Faute à Voltaire, son premier long métrage, a été récompensé du Lion d’Or de la meilleure première oeuvre à la Mostra de Venise en 2000. Son deuxième film, L’Esquive, rafle quatre César, dont celui de meilleur film, en 2003. Puis c’est au tour de La Graine et le mulet de recevoir, en 2007, un Prix spécial du jury à Venise. Une oeuvre unique en son genre sur laquelle revient Abdellatif Kechiche à l’occasion d’une Master class.
Cette Master class a eu lieu le 3 novembre 2010 au Forum des images
Né à Moscou, Pavel Lounguine suit des études de mathématiques et de linguistique puis intègre, en 1973, l’école de cinéma de Moscou. Il y suit une formation de scénariste et écrit les scripts de nombreux films, avant de passer lui-même à la réalisation. Il est à la fois réalisateur et scénariste de ses films (Taxi Blues, Luna Park, Un nouveau Russe…). En 2009, Tsar a été accueilli très favorablement par la critique.
Cette Master class a eu lieu le 17 octobre 2010 au Forum des images
Grand Prix du jury au dernier Festival de Cannes, Des hommes et des dieux crée l’événement de la rentrée cinéma. À cette occasion, Xavier Beauvois, remarqué dès son premier long métrage, Nord (1991), revient sur son parcours.
Diplômé des Beaux-Arts, Olivier Assayas réalise ses premiers courts métrages au début des années 80.
Critique de cinéma jusqu’en 1985, il est l’un des premiers cinéphiles à révéler la nouvelle vague du cinéma asiatique. De Désordre (1986) à L’Heure d’été (2008), en passant par Fin août, début septembre (1998), il signe douze longs métrages de fiction qui constituent une oeuvre personnelle, sensible et éclectique.
Brannon Braga, producteur et scénariste, s’implique fortement au cours des années 90 dans les différentes séries Star Trek. Il devient ensuite coproducteur et scénariste sur 24 heures chrono avant de créer la série FlashForward, présentée en ouverture du festival en sa présence. Il revient sur son parcours au cours d’une rencontre exceptionnelle. L’occasion d’évoquer son goût particulier pour la science-fiction et son talent pour faire grimper l’adrénaline des spectateurs !
animée par Olivier Joyard (Les Inrockuptibles).
Cette rencontre a eu lieu le 7 avril 2010 au Forum des images dans le cadre du festival Séries Mania
Au fil des saisons, Clyde Phillips, créateur de Dexter, nous plonge avec brio dans les eaux troubles qui lient le bien au mal, sur les traces d’un personnage double : tueur en série la nuit et expert pour le service médico-légal de la police de Miami le jour. Cette rencontre exceptionnelle, illustrée d’extraits, avec l’auteur
d’une des séries de Canal + les plus suivies du moment, a eu lieu le 8 avril 2010.
Animée par Pierre Langlais (journaliste spécialiste des séries télévisées)
Cette rencontre a eu lieu le 8 avril 2010 au Forum des images dans le cadre du festival Séries Mania
Réalisateur, scénariste, producteur, historien du cinéma, président de l'Institut Lumière à Lyon, cinéphile d'une curiosité insatiable, conteur hors pair..., Bertrand Tavernier est tout cela à la fois et bien plus encore. Invité régulier du Forum des images (La Malle aux trésors de Bertrand Tavernier), il évoque son parcours et sa conception du cinéma au d'une master class.
Initiés à la vidéo par Armand Gatti au début des années 70, les frères Dardenne réalisent de nombreux documentaires dans la région liégeoise qu’ils diffusent dans les cités. Au coeur de leurs préoccupations, la condition humaine et sociale. S’ensuivent sept longs métrages, de Falsch (1986) au Silence de Lorna (2007) en passant par Rosetta (1999), qui constituent une oeuvre unique, minimaliste et puissante.
Avec une cinquantaine de films réalisés ces trente dernières années, Amos Gitaï livre l’oeuvre la plus féconde et la plus variée du cinéma israélien. Alternant documentaires et fictions, cet observateur infatigable de l’histoire de son pays et du Moyen-Orient pose dans chaque film la question de l’identité juive et du territoire, en plaçant les thèmes de l’exil et de l’utopie au coeur de son cinéma.
Star du 7e art, Isabelle Huppert a bâti sa carrière sur des choix exigeants et affirmé très tôt un talent unique par son jeu distancié, rigoureux et subtil. Depuis ses débuts, elle a tourné dans plus de 70 films sous la direction des plus grands cinéastes (Blier, Tavernier, Chabrol, Godard, Pialat, Cimino, Ferreri, Schroeter, Jacquot, Chéreau, Haneke…) et obtenu les plus hautes récompenses.
Grande figure du cinéma russe, Nikita Mikhalkov a présenté son nouveau film, "12", en avant-première, et discuté avec le public dans le cadre d’une Rencontre au Forum des images le 31 janvier 2009.
Issu d’une famille d’artistes d’origine sicilienne, Francis Ford Coppola débute au cinéma aux côtés de Roger Corman avant de signer ses premières oeuvres, parmi lesquelles Dementia 13 en 1963, La Vallée du bonheur en 1968 ou encore Les Gens de la pluie en 1969. Cette même année, il fonde, avec George Lucas, les studios American Zoetrope. Son premier grand succès, il l’obtient en 1970 avec Patton, Oscar du meilleur scénario original. Mais son statut de grand cinéaste n’est reconnu qu’après la réalisation des deux premiers volets de la saga des Corleone sur la mafia italo-américaine, récompensés par l’Oscar du meilleur film et celui du meilleur réalisateur pour Le Parrain 2. En 1974, Coppola signe le remarquable Conversation secrète, film d’espionnage qui surgit sur les écrans en plein Watergate, récompensé par la Palme d’or du Festival de Cannes. Les années qui suivent sont consacrées à la démentielle aventure d’Apocalypse Now, transposition dans le cadre de la guerre du Vietnam du récit de Joseph Conrad, “Au coeur des ténèbres”. La production du film engloutit plus de 30 millions de dollars, un typhon ravage le décor, Martin Sheen est victime d’une crise cardiaque, Brando arrive obèse sur le tournage. Coppola lui-même perd pied et devient le sujet de crises mystiques. Présenté à Cannes en 1979, le film est couronné d’une Palme d’Or. Les échecs commerciaux des films suivants (Coup de coeur et Cotton Club) mettent Coppola dans de sérieuses difficultés financières qui l’obligent à répondre à des commandes (Captain Eo pour Disney) et à se consacrer à la production. Les années 90 sont marquées par les succès du Parrain 3 et de Dracula. Après une parenthèse de dix ans, Coppola fait son retour derrière la caméra avec des projets plus personnels tournés loin des États-Unis : L’Homme sans âge (2007) et Tetro.
Cette master class est animée par Pascal Mérigeau, critique au Nouvel Observateur.
Tetro, un film de Francis Ford Coppola interprété par Vincent Gallo, Alden Ehrenreich et Maribel Verdu, ouverture de La Quinzaine des Réalisateurs 2009, sortie en salles le 23 décembre 2009.
Quinze ans après Regarde les hommes tomber, César de la meilleure première oeuvre, Jacques Audiard réalise Un prophète. Récompensé du Grand Prix du Jury au Festival de Cannes 2009 pour ce dernier opus, il est aujourd’hui l’un des cinéastes les plus attendus.
Regarde les hommes tomber (1994), Un héros très discret (1996), Sur mes lèvres (2001), De battre mon coeur s’est arrêté (2005) et Un prophète (2009). Ces cinq films dessinent la remarquable trajectoire de Jacques Audiard, également réalisateur de vidéoclips pour les plus grands artistes de la scène rock française : Noir Désir, Louise Attaque, Rodolphe Burger ou Alain Bashung.
Fils du dialoguiste et réalisateur Michel Audiard, il débute au cinéma comme monteur avant de se consacrer à l’écriture de scénarios : Mortelle randonnée, Réveillon chez Bob ou Grosse fatigue. S’il fait preuve d’éclectisme dans les genres qu’il aborde, des constantes se font jour : atmosphères d’une certaine noirceur, lecture quelque peu désespérée de la condition humaine, humour grinçant et décalé.
Avec Regarde les hommes tomber, son premier film en tant que metteur en scène, il signe un road movie sombre et brillant dont Mathieu Kassovitz et Jean-Louis Trintignant tiennent les rôles principaux. Il les dirige à nouveau dans Un héros très discret, l’histoire d’un jeune homme qui, dans l’époque trouble de l’hiver 1944-45, s’invente une vie admirable pour obtenir honneur et reconnaissance. Cinq ans plus tard, Sur mes lèvres réunit Emmanuelle Devos et Vincent Cassel. Cette histoire d’amour confirme le talent d’écriture et de mise en scène du cinéaste qui obtient la consécration en 2005 avec De battre mon coeur s’est arrêté, unanimement salué et récompensé par huit César. Sa direction d’acteur transcende Romain Duris dans le rôle d’un jeune pianiste écorché vif, aux prises avec le fantôme de sa mère et un père sans scrupule. Avec Un prophète, qui a marqué les esprits à Cannes, Jacques Audiard s’infiltre dans l’univers carcéral et reprend des thèmes qui lui sont chers : l’émancipation de la figure paternelle et la détermination dont les hommes doivent faire preuve pour choisir leur camp.
Cette master class est animée par Pascal Mérigeau, critique au Nouvel Observateur.
Sorti major de sa promotion à l’Idhec, Claude Miller a débuté comme assistant-réalisateur de Carné, Demy, Bresson et Godard avant d’être directeur de production d’un grand nombre de films de François Truffaut. En 1975, il dirige Patrick Dewaere et Patrick Bouchitey dans La Meilleure Façon de marcher, un premier long métrage bouleversant et profondément humain. En 1981, il met en scène avec beaucoup de maîtrise le face-à-face Michel Serrault / Lino Ventura dans Garde à vue, un huis clos couronné par quatre César. S’ensuit Mortelle randonnée, film troublant porté par le duo Serrault / Adjani, et la rencontre avec Charlotte Gainsbourg qu’il dirige tour à tour dans L’Effrontée (1985) et La Petite Voleuse (1988). Cet univers de l’enfance et de l’adolescence, il le décrit avec une impressionnante acuité. D’autres films explorent les arcanes de l’enfance comme La Classe de neige (Prix du jury du Festival de Cannes 1998), ou encore Le Secret (2007), son dernier opus.
En cette période estivale, l’actualité de Claude Miller pourrait être double avec la sortie attendue de Marching Band, un documentaire sur les orchestres étudiants des universités américaines tourné en 2008 à l’occasion de la campagne présidentielle, et de Je suis heureux que ma mère soit vivante, coécrit et coréalisé avec son fils Nathan Miller. Cette master class est animée par Pascal Mérigeau, critique au Nouvel Observateur.
Si Roger Leenhardt lui offre son premier rôle au cinéma dans Le Beatnik et le minet (1965), c’est Bertrand Blier avec Les Valseuses (1974) qui propulse Gérard Depardieu sur le devant de la scène. Avant même de tourner avec Maurice Pialat ou François Truffaut dans les années 80 et de livrer quelques-unes de ses plus magistrales prestations (Loulou, Police, Sous le soleil de Satan, Le Dernier Métro, La Femme d’à côté,…), il s’est déjà construit un “palmarès” à sa démesure et impressionne par son aisance à changer d’univers : Marguerite Duras, Claude Zidi, Alain Resnais l’accueillent en France ; Marco Ferreri, Bernardo Bertolucci, Luigi Comencini lui font franchir les Alpes.
L’année 1990 starifie l’acteur. Consécration à Cannes et aux César, nomination aux Oscars pour son interprétation inoubliable dans Cyrano de Bergerac de Jean-Paul Rappeneau (1990) et premières incursions dans le cinéma américain avec Green Card de Peter Weir et 1492, Christoph Colomb de Ridley Scott, (1992).
La décennie suivante marque le retour de Depardieu chez Francis Veber qui lui avait offert d’énormes succès une dizaine d’années auparavant avec La Chèvre, Les Compères et Les Fugitifs. Vient aussi le moment pour l’acteur de participer à de grands téléfilms (Le Comte de Monte-Cristo, Les Misérables et Les Rois maudits de José Dayan) et de donner des lectures publiques des “Confessions” de Saint Augustin, qu’il admire passionnément.
Avec plus de 160 films tournés en près de 40 ans de carrière, Gérard Depardieu signe son grand retour en 2009 avec Bellamy, sa première collaboration avec Claude Chabrol. Cette master class est animée par Pascal Mérigeau, critique au Nouvel Observateur.
Depuis son premier film en 1975, L’Assassin musicien, Benoît Jacquot a construit une oeuvre souvent exigeante, sans cependant se couper du public, tant pour le cinéma que pour la télévision. Une oeuvre où la femme tient une grande place, et qui semble transfigurer souvent les comédiennes qui l’inspirent, comme Dominique Sanda, Judith Godrèche, Isabelle Huppert, Catherine Deneuve, Sandrine Kiberlain ou encore Isild Le Besco.
À l’occasion de la sortie de son dernier film, le sixième qu’il tourne avec Isabelle Huppert, Villa Amalia, adapté d’un roman de Pascal Quignard, Benoît Jacquot revient sur son travail et sa collaboration avec ses interprètes. Cette master class est animée par Pascal Mérigeau, critique au Nouvel Observateur.
Cinéaste et producteur, Walter Salles est le symbole de l’embellie du cinéma brésilien. Révélé au public français avec Terre lointaine lors des Rencontres internationales de cinéma à Paris organisées par le Forum des images en 1995, il obtient la consécration internationale avec Central do Brasil, Ours d’or à Berlin en 1998. À l’occasion de la sortie en France de Linha de Passe, coréalisé avec Daniela Thomas et couronné par le Prix d’interprétation féminine au Festival de Cannes 2008, le réalisateur de Carnets de voyage revient sur son parcours, illustré dans un premier temps par la réalisation de documentaires. En tant que producteur, Walter Salles a permis l’émergence des cinéastes brésiliens Karim Aïnouz (Madame Sata) et Fernando Meirelles (La Cité de Dieu) dont la renommée est aujourd’hui internationale. Cette master class est animée par Pascal Mérigeau, critique au Nouvel Observateur.
Chef de file de la Nouvelle Vague avec Jean-Luc Godard et François Truffaut, Claude Chabrol a développé en cinquante ans de carrière une oeuvre considérable. Comédies grinçantes, polars, films politiques ou adaptations littéraires rythment le parcours cinématographique de l’auteur du Beau Serge (1958), réputé pour son analyse féroce de la petite bourgeoisie de province dont il n’a cessé de traquer l’hypocrisie et la bêtise. Trois semaines avant la sortie en salle de Bellamy, son dernier opus, Claude Chabrol revient sur ce demi-siècle qu’il a consacré au 7e Art. Cette master class est animée par Pascal Mérigeau, critique au Nouvel Observateur.
Cinéaste cambodgien, rescapé des camps de la mort des Khmers rouges, Rithy Panh consacre son oeuvre à l’histoire de son pays et à un travail de recherche d’une identité cambodgienne à reconstruire. Alors que sort son dernier film, Un barrage contre le Pacifique, cet arpenteur de la mémoire, comme il se définit, revient sur son parcours. Cette master class est animée par Pascal Mérigeau, critique au Nouvel Observateur.
James Gray répond aux questions du public dans le cadre du week-end que lui consacre le Forum des images. Une occasion unique d’évoquer avec le cinéaste son parcours, les thèmes qui lui sont chers, ses aspirations artistiques et sa démarche au style si personnel. Cette rencontre est animée par Pascal Mérigeau, critique au Nouvel Observateur.
James Gray répond aux questions du public dans le cadre du week-end que lui consacre le Forum des images. Une occasion unique d’évoquer avec le cinéaste son parcours, les thèmes qui lui sont chers, ses aspirations artistiques et sa démarche au style si personnel. Cette rencontre est animée par Pascal Mérigeau, critique au Nouvel Observateur.